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Couches lavables : où en sommes nous ?

Il y a de cela presque trois ans, j’avais rédigé une petite série d’articles sur notre utilisation des couches lavables. A l’époque, cela faisait quelques mois seulement que nous avions sauté le pas. Depuis, beaucoup de choses ont évoluées : la Biscotte a dit au revoir aux couches peu après ses deux ans et c’est désormais Bébinette qui a pris la relève. 

Je me suis donc dit qu’il serait intéressant de faire un bilan avec un peu plus de recul sur ces fameuses couches lavables.

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Les petites nouvelles

 

Petits rappels

Après quelques semaines de test avec différentes marques, mon choix s’était porté sur les couches Hamac, et plus précisément les T-mac, pour la journée et les couches Wizard Duo de Mother Ease pour la nuit.

Cela a très bien fonctionné pour la Biscotte pendant quelques mois, puis elle a eu une apparition de rougeurs au niveau des cuisses le matin. Après une période de doutes, nous avons finalement conclu que c’était le port prolongé des couches Mother Ease, la nuit, qui provoquait ces rougeurs. Nous avons alors fini par repasser aux couches jetables écologiques pour la nuit (Love&Green). Les rougeurs ont très vite disparu et nous sommes donc restés sur ce principe.

La Biscotte a ainsi rapidement été en couches Hamac T-mac le jour, que ce soit à la maison, à la crèche ou chez la nounou et en jetables écologiques la nuit ou quand nous partions en vacances.

Si tu veux en savoir plus sur le détail de notre organisation, c’est par ici, ici et encore ici !

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Je sais, je sais, c’est avant tout pour la planète hein !

Et pour Bébinette ?

Pour Bébinette, j’ai choisi de commencer l’aventure avec des couches jetables écologiques les premiers mois. Cette fois mon choix s’est porté sur les couches de la marque Pingo, en vente sur différents sites de vente en ligne. J’en ai été très satisfaite : pas de fuites ni de rougeurs à déplorer.

Pour être tout à fait honnête, ce choix des couches jetables les premiers mois a été guidé par la facilité. En effet, ni Mister M. ni moi n’avions envie de gérer la logistique des couches lavables avec un bébé en allaitement exclusif. Clairement, laver 8 à 10 couches avec des selles de nourrisson allaité au sein, nous n’avons pas eu le courage.

Par contre, une fois la diversification en place, j’ai rapidement ressorti des placards mes jolies T-mac. Malgré une utilisation intensive avec la Biscotte, elles sont encore en parfait état. Un petit décrassage plus tard, elles attendaient sagement d’être utilisées dans la commode de Bébinette.

Par confort d’utilisation (et par coquetterie, avouons-le) j’ai racheté une culotte à l’adorable motif fleuri sur fond de fines rayures bleues et blanches et deux nacelles supplémentaire en taille M.

De la même manière, je viens également de racheter une culotte (l’adorable motif est cette fois un tartan bleu et vert…) et deux nacelles en taille L ainsi que deux absorbants supplémentaires (compatibles avec les tailles M et L).

Actuellement en taille M, je fonctionne donc avec :

  • 5 culottes
  • 9 nacelles
  • 19 absorbants

Avec ce stock, j’ai de quoi tenir 3 voire 4 jours complets. Pour l’entretien, je rajoute mes couches préalablement rincées à notre linge 2 à 3 fois par semaine environ dans la machine à laver.

La nounou et la crèche ont repris le rythme sans problème et Bébinette a l’air parfaitement à l’aise dans ses culottes ! Visiblement sa motricité ne s’en trouve absolument pas affectée – on lit parfois, à tort selon mon expérience, que l’épaisseur des couches lavables peut gêner dans l’apprentissage de la marche – car elle a fait ses premiers pas peu avant son premier anniversaire et elle court et grimpe désormais partout, plus vite que son ombre…

La nuit cependant, je n’ai pas encore sauté le pas des couches lavables. Bébinette est assez sensible aux rougeurs ; en jetables comme en lavables elle est souvent sujette aux érythèmes fessiers, lors des poussées dentaires notamment. Je pense cependant tenter d’ici peu, ma Bébinette n’étant pas une grande « pissouilleuse » la nuit, contrairement à sa sœur au même âge. J’ai donc 4 absorbants spécial nuit en plus dans mon stock.

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Petit aperçu de l’intérieur

Le bilan en quelques chiffres

Coté budget, tout d’abord : j’ai repris le tableau excel que j’avais réalisé pour mes premiers articles en le réactualisant. J’ai ainsi tenu compte :

  • de la revente des couches lavables d’autres marques que je n’ai pas utilisées,
  • de l’utilisation des couches jetables la nuit et en vacances pour la Biscotte,
  • et même assez régulièrement le week-end pour Bébinette,
  • du coût des couches lavables neuves achetées en complément pour Bébinette.

J’obtiens donc le résultat suivant :

Pour la Biscotte, nous avons économisé environ 60€ en utilisant les couches lavables

Pour Bébinette, l’économie se monte à environ 525€

Soit un total de près de 600€ pour 2 enfants

En se projetant de la même façon avec un troisième enfant, on obtient un total de plus de 1100€ d’économies.

Même si le fait d’avoir opté pour les couches jetables pour nos sorties et vacances fait un peu augmenter la note (mais nous avons fait passer la praticité avant le budget sur ce coup-là, je l’avoue…) je trouve que ce n’est pas négligeable !

Et comme je l’ai souligné, il est possible de faire encore bien mieux : Hamac reste une marque assez onéreuse, en optant pour d’autres marques je pense que l’on peut facilement réduire l’investissement de 30 ou 40%.

De la même manière, nous avons aussi gardé un budget couches jetables qui pourrait être réduit. La marge de progression est donc importante pour une famille qui souhaiterait passer au 100% lavable, avec des marques meilleur marché.

Côté écologie, le bilan est toujours favorable, il n’y a pas de doute. Je dois faire environ une machine supplémentaire tous les 15 jours du fait des couches lavables. C’est assez difficile à quantifier étant donné que je lave les couches avec le reste du linge de la famille, mais sur nos factures d’eau, nous n’avons pas constaté d’augmentation particulière de notre consommation (et puis, entre la fin des couches pour la Biscotte et un bébé supplémentaire, il est également difficile de comparer réellement notre consommation d’eau d’une année sur l’autre).

Ce qui est certain en tous cas, c’est que nous n’avons très peu de déchets liés aux couches lavables au quotidien et que la poubelle qui déborde de couches ne nous manque absolument pas, son odeur non plus !

Côté pratique, parce qu’il faut bien que quelque chose tempère un peu ce bilan très positif : il ne faut pas se leurrer, passer aux couches lavables demande une certainement implication.

Chez nous, j’étais clairement la plus motivée. Mister M. ne s’y est pas opposé, mais rester aux couches jetables écologiques lui aurait parfaitement convenu.

 

Concrètement, les deux points à avoir en tête avant de se lancer c’est :

  • Être prêt à passer un peu de temps en logistique :

Il me faut environ 5 ou 10min chaque jour pour rincer les couches sales du jour avant de les stocker jusqu’à la prochaine machine et pour préparer le nécessaire pour la journée du lendemain.

A cela s’ajoutent 10min après les machines à laver pour plier et ranger les absorbants, culottes et nacelles.

Honnêtement, pour moi ce n’est pas grand-chose, mais pour Mister M., c’est clairement la partie rinçage qui le rebute : même si on n’a pas vraiment les mains dedans, il faut quand même manipuler des couches sales, ce n’est pas forcément ce qu’il y a de plus agréable…

  • Manipuler des couches sales donc :

Parfois, il faudra prendre 1 ou 2min de plus lors des changes “grosse commission” : en effet, il arrive régulièrement que la nacelle soit salie en cas de gros caca, une fois bébé changé, il faut donc nettoyer rapidement la couche avant de la stocker. La encore ce n’est pas énorme mais ça peut devenir pénible en cas de transit perturbé (oui, oui, je veux parler de gastro par exemple) : dans ce cas, pas d’hésitation chez nous, nous repassons ponctuellement aux jetables le temps que tout rentre dans l’ordre.

Et de manière générale, il arrive régulièrement qu’une nacelle soit salie et que l’on doive la rincer. Il faut donc s’y attendre avant de se lancer.

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Et en version kit : la culotte, la nacelle, l’absorbant et le papier de protection

Nous voici donc à la fin de ce petit bilan. Ici, la logistique est maintenant bien en place et nous allons donc continuer sur notre lancée. Les choses vont par ailleurs tranquillement évoluer : Bébinette a, depuis quelques jours, fait connaissance avec le pot. Après quelques petits moments passés dessus sans rechigner, elle y a fait un premier pipi. Son grand sourire et les applaudissements qu’elle s’est auto-adressés quand je l’ai félicitée semblent indiquer que nous sommes sur la bonne voie. Mais de toute façon, pas de pression, elle a tout son temps !

 

Alors, je vous ai donné envie de vous y mettre ? Dans tous les cas, je serais ravie de répondre à vos questions et de lire vos propres retour d’expérience avec les couches, lavables ou non !

Cet article n’est aucunement sponsorisé et ne reflète que mon expérience personnelle avec les marques citées.

Photos personnelles

16 commentaires sur “Couches lavables : où en sommes nous ?

  1. On est aussi passés aux couches lavables et je n’ai aucun regrets, si ce n’est de ne pas y être passée plus tôt ! Par contre, le gros point noir ce sont les odeurs. Impossible de les stocker à l’air libre dans notre minuscule salle de bain sans fenêtre. Nous avons donc recours à un pot bien fermé. Même après lavage, il reste toujours des odeurs. En plus il y a tellement de routines de lavage différentes qu’on s’y perd !

    (D’ailleurs, je suis en train de faire un décrassage à l’heure où j’écris ce commentaire).

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    1. C’est bizarre cette histoire d’odeur, parce que pour nous le passage aux lavables a été de pair avec la disparition des odeurs justement ! Je crois que c’est l’argument qui a convaincu Mister M d’ailleurs. Tu rinces les couches avant de les stocker ? Ceci dit même sans rinçage elle ne sente pas des masses non plus : la nounou ne rince pas et le soir quand je récupère le sac des couches sales il n’y pas énormément d’odeur non plus. Et en tous cas après lavage (avec rainett aloe vera) zero odeur non plus. Pour la Biscotte je n’ai JAMAIS fait de décrassage et pas de problème, et avant de commencer pour Bébinette j’ai lavé les absorbants à 90 avec du percarbonate puis des cristaux de soude. Et depuis rien d’autre que des machines normales (à froid). Tes absorbants sont en quelle matière ?

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  2. Sincèrement, alors que j’ai toujours dit « jamais », je me surprend à voir la chose différemment et me dire « mais au fond j’aurais pu » (un peu comme le portage entre fiston et ptitdeuz…). En gros pour adhérer à tout il me faudrait un 3ème enfant loll (et peut-être que j’aurais allaité au 4ème).

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    1. Ici c’est coté alimentation que jamais je n’aurais osé donner des morceaux tout de suite à la Biscotte. Et Bébinette en a eu dès 6mois… au final sa sœur a réellement mangé à 100% comme nous (notamment les fruits frais et crudités) peu avant 2 ans seulement alors que depuis ses 8 ou 9mois Bébinette mange exactement comme le reste de la famille. Ne jamais dire jamais 😉 Si 3e il y a, il aura les morceaux à la naissance ^^

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    1. Je dois avouer que quand j’ai commencé à me renseigner pour la Biscotte il y avait tellement de type de couche, de marques, de routines de lavage etc. que j’étais un peu perdue. J’ai finalement commandé un peu au hasard une 10aine de couches différentes pour tester. Et la marque hamac a été pour moi nettement au dessus du lot. Après quelques semaines de test on était rodés et maintenant ça me parait naturel comme fonctionnement. Il n’est pas trop tard pour faire un petit 3è 😉

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  3. Ici j’ai un blocage à laver des couches sales avec les autres habits et faire des machines séparées et apparemment contre productif….
    J’ai une question pratique : c’est quoi l’avantage des pingo par rapport aux l&g ?

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    1. Pour le lavage avec le reste des vêtements, sans rinçage préalable je ne l’aurais jamais fait. Mais une fois rincés, les absorbants ne sont pas plus sales que les autres vêtements avec lesquels les filles ont joué toute la journée ! Et comme j’ai zero odeur ça ne me gène plus du tout.
      Pour les pingo, outre le fait qu’elles soit beaucoup moins chères que les love&green sur le site où je les commande (Sebio)(28cts la couche pingo T4 contre 40cts chez L&G pour la même taille), je les trouve aussi plus douces et plus absorbantes. J’avais eu un paquet en T0 en cadeau avec une de mes commandes sur le site et je les ai tout de suite adoptées !

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  4. Mon expérience est très semblable à la tienne puisque nous utilisons des hamac également, modèle classique par contre. La MAM les utilise aussi. La nuit et en vacances ou week end en vadrouille, nous reprenons parfois des jetables.
    Nous les lavons le plus souvent à 30 ou 40° avec les lingettes lavables, torchons, serviettes… Comme nous avons encore deux enfants en couches, on a vite de quoi faire une machine.
    Bref, chez nous aussi ça fait partie de la routine et nous ne reviendrions plus en arrière.

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    1. Effectivement votre fonctionnement est proche du notre ! Petite question pratique, tu rinces les lingettes lavables avant de les mettre en machine ? Ici je suis obligé de les faire tremper avant parce que sinon le liniment qui reste dessus tache le reste de ce qui est dans la machine (c’est d’ailleurs pour ça aussi que j’évite de mettre mes lingettes avec mes absorbants de couche !

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