Vie de Biscotte

Le terrible two, la Biscotte et nous

Si vous me suivez sur Instagram, vous savez sûrement que la Biscotte a eu Deuzans il y a un peu plus de deux semaines 😊 Nous avons bien évidement fêté cela dignement et elle a soufflé ses bougies dans un éclat de rire.

Je pensais tout d’abord faire un article « bilan » comme j’ai pu le faire pour ses 1 an ou ses 18 mois mais finalement aujourd’hui je préfère te parler de cette fameuse période du « terrible two ».

 

Si tu es un jeune parent, tu as sans doute déjà entendu parler de cette fameuse période où ton mignon petit bébé de 18 mois et des poussières se transforme en monstre sanguinaire. Et bien évidemment ce sont EXCLUSIVEMENT les parents qui sont ses victimes préférées ; Papi et Mamie assurent que cet enfant est en tous points adorable avec eux !

Alors aujourd’hui j’ai envie de te parler de la façon dont ça se passe chez nous, quelques jours après ce fameux deuxième anniversaire de la Biscotte. Mais avant tout, je tiens à prévenir que le contenu de cet article n’est que le reflet de NOTRE façon de faire, et bien évidement ce n’est absolument pas une vérité absolue. La Biscotte étant ce que l’on pourrait appeler « une enfant facile » il est difficile, pour nous parents, de faire la différence entre ce qui découle de l’inné (peut-être découvrira-t-on un jour qu’il y a un gène de la « facilité » …) et de ce qui est le résultat de nos méthodes éducatives.

En fait, l’objectif de cet article est surtout de te montrer que cette période redoutée peut aussi bien se passer et peut-être te donner quelques idées d’astuces que tu n’aurais pas déjà essayé pour résoudre les crises.

Je ne vais pas rentrer dans l’éternel débat « pour ou contre l’éducation bienveillante » mais depuis la naissance de la Biscotte je me suis pas mal intéressée au sujet (Merci Claire, je crois que te lire régulièrement a été source de questionnements et d’inspiration pour moi de ce côté-là 😉).

Et sans suivre à la lettre tous ces principes, la plupart m’ont parlés, parce que j’ai trouvé qu’il s’agissait souvent de bon sens (par exemple pour moi, concernant la punition, si on transpose cela à l’âge adulte, dans le monde professionnel, il devient évident que si un patron souhaite motiver ses troupes, il y arrivera plus facilement par la formation, l’accompagnement et la reconnaissance des progrès qu’en sanctionnant ou en ridiculisant un salarié devant ses collègues non ?)

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Voici donc les principes que nous essayons de mettre en place à la maison, pour éviter ou mettre fin à des périodes de « crises » :

Pas de punition

Je crois bien que ce principe là est pour nous un des plus évident à respecter au quotidien. D’abord parce que dans l’éducation que nous avons-nous même reçus de nos parents la punition n’existait quasiment pas. Et puis c’est une méthode qui ne me correspond pas. Je n’ai jamais aimé me retrouver à coté de parents qui punissent leur enfant. Ce n’est pas un jugement de ma part, mais ça me met réellement mal à l’aise.

Mais surtout j’ai pu constater que c’était assez contre-productif. Je connais des enfants de l’âge de la Biscotte qui vont eux même au coin quand ils font une bêtise ! Je me dis toujours dans ces cas-là que l’enfant n’a alors vraiment pas compris le principe : au lieu d’éviter de faire la bêtise, il se punit lui-même pensant ainsi que l’affaire est réglée… Pour moi l’objectif n’est pas l’auto punition mais de faire comprendre pourquoi il ne faut pas faire la bêtise.

La Biscotte n’est donc pas punie, même quand elle s’aventure à écrire au crayon sur les murs du salon… (ça sent le vécu n’est-ce pas ?) A la place, nous lui avons bien expliqué pourquoi elle ne devait pas recommencer et elle a elle-même nettoyé (bon je suis quand même repassé derrière hein, son maniement de l’éponge reste encore approximatif !). Pour l’instant elle n’a pas réitéré.

Pour d’autres interdictions, j’ai l’impression que le message est passé aussi : on lui a souvent expliqué qu’il ne fallait pas taper. Elle le fait maintenant de moins en moins et nous l’avons plusieurs fois entendu dire à ses poupées : « Pas taper ! Pas taper, ça fait mal. Câlins et bisous ». L’entendre dire ces mots a été pour moi une petite victoire !

Essayer de ne pas (trop) hausser le ton

Là, c’est parfois un peu, voire même beaucoup plus dur ! Parfois, sous l’effet du stress, quand on est pressés ou quand c’est une question de sécurité, le ton monte.

Mais dans l’ensemble, nous essayons de rester calmes, ou du moins de redevenir calmes le plus rapidement possible. Parce que finalement nous constatons la plupart du temps que crier à plutôt tendance à aggraver les choses que l’inverse.

Et si l’un de nous a du mal, il fait appel à l’autre le temps de prendre un peu de recul. C’est d’ailleurs souvent le cas le soir quand la Biscotte refuse de prendre son bain, puis d’en sortir, puis de mettre sa couche, etc..

Et puis difficile ensuite de demander à un enfant de ne pas crier lui-même, alors que l’on vient juste de hurler à ses oreilles…

Expliquer, réexpliquer, expliquer à nouveau

C’est pour nous la base. Nous essayons de ne rien imposer à la Biscotte qui n’ait été au préalable expliqué, surtout s’il s’agit d’une interdiction. Par exemple, il a fallu un peu de temps et beaucoup d’explications pour que la petite fille de la campagne qu’elle est comprenne qu’en ville il fallait impérativement tenir la main de papa ou maman.

Mais dans l’ensemble, une fois qu’elle a compris, elle ne recommence pas.

Questionner et amener à verbaliser

Et si malgré tout ça ne marche pas et qu’une crise se profile, à grand renfort de larmes et de roulements par terre ?

Bien évidement parfois la Biscotte ne comprend pas pourquoi nous lui refusons telle ou telle chose. Par exemple, le soir en rentrant à la maison elle veut toujours aller se promener et à beaucoup de mal à accepter que, quand il pleut ou qu’il fait nuit, nous n’acceptions pas. Dans ces cas-là, la crise de larme n’est jamais bien loin…

Quand la Biscotte commence à pleurer et crier, nous lui demandons toujours de nous expliquer ce qui ne vas pas. En général nous nous mettons à sa hauteur et nous l’incitons à mettre des mots sur ce qui la frustre. Bien souvent le simple fait de dire ce qui la chagrine fait cesser les larmes.

A ce moment là en général c’est quasi gagné. Nous optons alors souvent pour la dédramatisation par le rire (Nous connaissons ses points faibles et savons exactement ce qui la fait rire neuf fois sur dix 😉).

Si ça ne fonctionne pas, en général nous lui réexpliquons l’interdiction et lui proposons une alternative pour détourner son attention. Par exemple, si elle veut absolument aller dehors alors qu’il pleut, nous lui proposons une autre activité à l’intérieur qu’elle aime beaucoup (en général la lecture d’un livre). Et nous lui promettons de sortir dès qu’il fera meilleur dehors.

 Enfin, le dernier principe sur lequel nous nous sommes mis d’accord, c’est que si nous lui faisons une promesse, nous la tenons. Par exemple, au moment du repas, si elle refuse les légumes pour avoir des pâtes, nous lui promettons des pâtes, à condition qu’elle mange les légumes. Une fois les légumes engloutis, nous tenons notre promesse et elle peut manger des pates.

Ces petits trucs marchent plutôt bien pour l’instant, alors nous espérons que ça dure.

Par la suite, une fois le drame évité, à froid, nous essayons de revenir sur les causes de la crise en proposant une alternative pour les prochaines fois et surtout nous faisons en sorte de ne jamais nous quitter en colère ! La plupart du temps la Biscotte a besoin d’un gros câlin pour être sûre que Maman ou Papa n’est plus fâché (et pour nous aussi c’est important le câlin 😉).

Alors est-ce que ces pistes vous ont convaincus ? Et pour vous ça se passe comment pour éviter les grosses crises à la maison avec vos petits loups ? Je suis curieuse de connaitre vos petits trucs et d’avoir votre avis !

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26 commentaires sur “Le terrible two, la Biscotte et nous

  1. Super si vous avez passé cette période sans heurts! En fait pour Petit-Bout, le terrible two a été relativement sans heurts et similaire (avec ces principes aussi), par contre, le terrible three…puree on le sent passer!!! Opposition systématique, tout est matière à discuter (ne pas faire surtout), le sommeil n’est plus du tout acquis…donc forcément on perd patience involontairement et on se demande on est passé notre fils chéri! Apres dans notre cas je pense que c’edt couplé aussi au déménagement, changement d’école, et venue future d’un petit-frère/petite sœur! Mais j’étais loin de m’imaginer que ce serait une période aussi tumultueuse ! Bref, je redoute maintenant le f…..four ahah…

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    1. Ah ah oui j’imagine que de toute façon nous ne sommes pas encore sortis de la période compliquée ! C’est vrai que pour l’instant ça se passe bien mais effectivement 3 ans est aussi une période charnière.
      J’espère que les choses vont aller mieux pour vous, c’est vrai que les changements sont toujours des moments un peu délicats à gérer pour les petits.

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  2. Oh, mais qu’est ce que je suis flattée !! C’est vraiment une très belle récompense, car effectivement, l’objectif de mon blog est le partage et de montrer que l’on peut aussi faire autrement même si personne n’est parfait (moi la première !)
    En tout cas, je suis ravie que ces habilités aient pu te servir.
    J’aime beaucoup le côté ludique car ça permet de désamorcer pas mal de situation périlleuse.
    Enfin, vous vous en sortez super bien avec votre fille 🙂
    Après, comme le dit Colombes mum, pour les 3 ans, c’est vraiment pas mal non plus. En fait, le niveau augmente avec les années 😂

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    1. Bon je crois qu’il va me falloir faire le plein de zenitude pour les 3 ans si je comprends bien 😉
      En tous les cas j’ai été surprise moi même de la facilité avec laquelle nous appliquons ces principes. Évidement il y a des moments de fatigue où le ton peut monter mais dans l’ensemble nous sommes plutôt chanceux avec la Biscotte pour l’instant.

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      1. Et bah tant mieux! Profite de l’instant présent et puis on ne peut rien préméditer. Après, je pense aussi que développer des nouvelles habilités ne nous prémunies pas de toutes les crises, mais permet d’en diminuer la fréquence et l’intensité.
        Et puis, c’est difficile quand on est dedans, mais une fois passé, on oublie vite au final 🙂

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  3. J’admire le calme qui se dégage de ton article, j’aimerai avoir le même, mais avec deux petits et quelques imperatifs tout de même, je n’arrive pas toujours a gardé mon calme …
    Et tu n’as jamais de crise « de principe »? Actuellement, LutinCoquin est un peu dur car il a quelques phases d’opposition systématique, sans signe avant coureur et parfaitement incompréhensible pour nous parents … genre, le reveiller de la sieste pour aller chercher FeuFolet donne lieu à 15/20 minutes de hurlements à base de noooooon 😥 (y compris des trucs qu’il aime comme proposer un jus de fruit ou lire une histoire…)

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    1. Comme je le disais à Picou, je crois qu’avec deux enfants les choses ne seraient certainement pas aussi faciles !
      Pour les crises de « principes » franchement pour l’instant pas vraiment. Ou alors c’est qu’elle vraiment fatiguée et là, la solution c’est au dodo immédiatement ! (d’ailleurs souvent dans ces cas là, quand on arrive pas à comprendre la raison des pleurs elle finit par nous dire simplement « Veut aller dodo » et dans les 3 min elle dort)

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  4. J’espère ne pas te blesser en te disant ça, mais c’est chouette que ça marche aussi bien chez vous car pour ma part je trouve ça un peu utopiste sur un enfant en terrible two ou après. Si certains trucs fonctionnent bien ponctuellement, pour moi ça n’a jamais réussi à être aussi simple, même si mes filles sont plutôt ‘faciles’ aussi. Je trouve ça génial que vous ayez trouvé une telle adequation entre vos valeurs et votre fille mais je crois que ca reste assez rare!

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    1. Non non, tu ne me blesses pas ! J’ai moi aussi bien conscience que depuis le départ les choses ont été plutôt faciles avec la Biscotte. Et je suis sure que ce n’est pas qu’une question de méthode d’éducation mais aussi de caractère. Et puis je ne sais encore ce que me réservent ses 3 ans 😉
      Après je pense aussi que c’est bien plus simple quand on a un seul enfant. Avec deux forcément il faut 2 fois plus de patience, ce que nous n’avons pas forcément toujours en réserve !!

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  5. C’est super que tu arrives à tout faire passer sans punition. Ici c’est parfois impossible. En général je ne crie pas, ce n’est pas dans mon tempérament mais quand rien ne marche et qu’elle continue à hurler/pleurer/ je n’ai pas d’autres solutions que de la mettre au coin ou de la consigner dans sa chambre pour qu’elle se calme. Je déteste menacer aussi, mais parfois je n’ai pas le choix. J’admire vraiment ta façon de faire mais depuis que ma fille a 3 ans, elle est fait beaucoup plus de caprices et l’éducation bienveillante que j’essaie d’appliquer en premier lieu ne suffit pas toujours à trouver une solution, malheureusement.

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    1. C’est vrai que autant hausser le ton ça nous arrive tout de même régulièrement autant les punitions je n’y pense jamais. Ou alors ça consiste seulement à lui faire réparer ses bêtises. Après peut être que les choses se compliqueront ici aussi avec les 3 ans, surtout si d’ici la un petit frère ou petite sœur pointe son nez !

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  6. J’avoue qu’on a la chance de ne pas connaître de terrible two avec Poupette (ne me détestez pas… 😊). Hormis une petite phase de frustration vers 15 mois ou poupette pleurait (geignait) beaucoup, elle a juste eu quelques (tentatives de) colères autour de 18-20 mois. On a tjs réagi de la même manière : peux tu exprimer autrement que par des pleurs ce que tu ressens? Tu as le droit de ne pas être d’accord et de l’exprimer donc vas y. Nous on attend un peu plus loin (2 m) et quand tu es prête on sera là pour te faire un câlin ou en discuter.
    Mais j’avoue que je pense qu’on a beaucoup de chance car elle est plutôt tranquille.
    Je suis dans l’ensemble tout à fait d’accord avec tes valeurs d’éducation. Toutefois je ne sais pas comment j’eduquerai ma fille si elle faisait un énorme terrible 2…
    Je t’embrasse

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  7. J’adhère avec tous ces principes. Coquillette n’a que 13 mois donc nous n’avons pas encore eu de véritables crises à gérer. Il lui arrive de faire des colères mais en général un gros câlin et c’est fini. Je garde ton article dans mes favoris pour pouvoir le relire et m’imprégner de la sérénité qu’il dégage le jour où ça sera plus difficile. Bisous

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  8. Je trouve super que vous arriviez à mettre en place tout ça et que cela fonctionne.
    J’essaie au maximum d’utiliser les mêmes principes que toi mais on va être claire, ça ne marche pas à tous les coups et j’ai parfois aussi tendance à perdre patience… Donc les punitions et des haussements de ton (surtout ce point d’ailleurs…), il y en a. Mais nous n’avons pas toujours le choix malheureusement!
    Mais je te rejoins entièrement notamment sur les explications (et ré-explication ^^), la verbalisation et le fait qu’une promesse doit être tenue.
    J’espère que cette période passera vite car c’est parfois épuisant!

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    1. Je suis d’accord avec toi, certains principes sont plus facile à tenir que d’autres. Et puis effectivement suivant le caractère de chaque enfant, ce qui fonctionne pour l’un peu certainement ne marcher avec un autre. On va dire que c’est une ligne de conduite, un objectif auquel nous essayons au maximum de rester fidèle.

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  9. Coucou, la communication est la clé pour que cela se passe plus ou moins en douceur. Chaque enfant est différent. Merci pour ton article qui va donner des idées (du courage) à nous parents qui connaissons cette période. Le fait d’y mettre un nom dessus rassure car cela arrive à tout le monde.

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  10. Mon dernier est un terrible lascar. On ne le punit pas parce que c’est simple : il s’en fout royalement. Pour autant, je ne suis pas persuadée que des tout-petits enfants soient accessibles au raisonnement. Il y a un moment où après avoir demandé, redemandé, expliqué, re-expliqué, il faut que l’enfant obéisse, même s’il n’adhère pas à ce qui lui est demandé. Chaque parent fait au mieux, avec son caractère, et celui de son enfant ! 🙂

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